
Haïti: le rôle humanitaire des médias
Les journalistes apportent une aide qu'il ne faut pas négliger lors des catastrophes humanitaires comme en Haïti.
"Pire catastrophe humanitaire du siècle" (c'est l'ONU qui le dit), la tragédie haïtienne commence à se charger, dans sa couverture, de polémiques nourries par le sentiment d'impuissance, d'imprévoyance et la culpabilité de ne pas en faire assez et assez vite.
Le feu a été ouvert avec les déclarations du président nicaraguayen Daniel Ortega et de son homologue vénézuélien Hugo Chávez, soupçonnant les Etats-Unis de "tirer avantage" de la catastrophe pour reprendre du terrain dans une région longtemps sous leur botte.
La preuve? Le "surnombre" de marines envoyés sur place, leur prise des contrôle de l'aéroport de Port-au-Prince,l'atterrissage impossible d'un avion de Médecins sans frontières ou plus généralement, trop de militaires déployés là où il faudrait des pompiers et des secouristes.
En clair, l'ancien colon qui avait asservi un pays l'a ensuite abandonné à son délabrement et ne retrouve la mémoire que lorsque le pire est passé. Pas complètement faux, même si l'urgence n'est pas à cette polémique-là. Et pourtant.
Le débat sur la présence et le rôle des médias envoyés couvrir le drame se déduit du premier, tant la mauvaise conscience est au travail.
En vrac, les questions et les remarques affluent dans les médias en ligne: "informer c'est bien, agir c'est mieux", "beaucoup de nouvelles mais pas assez d'aide", "les journalistes peuvent-ils se contenter de rendre compte sans faire le moindre geste", etc.
>>> Lire la suite de la chronique de Reporters sans frontières sur Slate.fr
>>> Les médias doivent-ils appeler aux dons? Un débat à suivre sur Youphil
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Un beau témoignage sur Amma
Isabelle