Je vais recevoir quelques amis la semaine prochaine; j'ai prévu à la fois de la bière et du vin pour le diner. Une question m'est donc venue: de ces deux breuvages, lequel a la plus faible empreinte écologique? La bière doit être réfrigérée, ce qui demande de l'énergie; de son côté, le vin est expédié en bouteilles, ce qui est loin d'être écologique...
Il est difficile d'offrir une réponse simple à une telle question, parce qu'un bon nombre de facteurs entrent en ligne de compte: où le breuvage a-t-il été élaboré? Quel est son contenant et comment celui-ci vous est-il parvenu? Comment a-t-il été entreposé par le revendeur? Le fait de prendre en compte toutes ces variables peut donner le tournis, mais les travaux de recherche les plus fiables montrent qu'il n'est pas nécessaire d'analyser chaque petit détail.
En 2007, un analyste travaillant pour le "Food Climate Research Network" (réseau de recherche établi au Royaume-Uni) a essayé de comptabiliser les émissions de CO2 liées à la consommation d'alcool dans le pays. Trois breuvages ont été pris en compte (bière, vin, spiritueux), mais l'étude n'a pas relevé de différences notables entre eux quant à l'intensité des gaz à effet de serre. Les émissions générées par le vin étaient "légèrement moins importantes" que celles engendrées par la bière, même si l'auteur souligne que les différences infimes relevées (environ 10 grammes d'équivalent de CO2 par unité d'alcool) étaient situées dans la marge d'erreur de l'étude. (Une unité d'alcool correspond à peu près à 10 grammes d'alcool pur, soit un demi de bière ou un demi-verre de vin blanc).
Voilà pour nos amis de l'autre côté de l'Atlantique. Mais on ne boit pas de la même manière au Royaume-Uni et aux Etats-Unis!










Vivre avec l'autre
Marc