"Je sais que cela paraît très utopique, mais nous étions parties avec l'idée de changer le monde. Mais c'est surtout notre propre vision du monde qui a changée." Les clichés ont finalement la vie dure!
Au mois de juin 2012, les quatre jeunes femmes sont parties en Tanzanie pour cinq semaines afin d'aller à la rencontre des jeunes Tanzaniens qui s'engagent. Un projet qui implique une bonne préparation en amont et une bonne connaissance des objectif réels de son voyage.
L'envie de partir à l'aventure peut parfois faire oublier l'aspect logistique du voyage. Dans ce troisième volet des aventures de Léa, Radia, Héloise et Juliette, Youphil.com s'est intéressé à deux points essentiels, selon elles, à la préparation de leur voyage.
"On se serait cru à un oral de philosophie"
Pour Juliette et ses trois acolytes, il a surtout fallu délimiter les contours de leur projet. "Le tourisme solidaire est une vraie mode, mais nous ne souhaitions pas du tout être assimilées à cela", explique Héloise qui en a déjà fait l'expérience.
Leur entretien à la mairie d'Ivry, un de leur partenaire financier, leur a laissé un bon souvenir. "Argumenter son projet n'est pas chose aisée. Ce jour là, nous nous sommes retrouvées devant une personne qui souhaitait nous faire dire pourquoi le nôtre était finalement mieux qu'un autre. On se serait cru à un oral de philosophie", se souvient Juliette.
Les filles ne cachent pourtant pas que cette expérience leur a été bénéfique. "Cela nous a confortées dans notre idée de départ et nous nous sommes senties beaucoup mieux armées pour la suite."
Frapper aux portes pour obtenir des financements
Les dossiers de bourses peuvent être longs à aboutir dès qu'ils sont lancés dans la machine administrative. C'est pour cela qu'elles s'y sont prises en avance, en envoyant les premiers dossiers dès le mois de décembre 2011, six mois avant leur départ. "Cela n'a pas empêché que l'on reçoive notre dernier financement alors que nous étions déjà sur place", relève Léa.
"Il faut surtout bien se renseigner auprès des mairies et ne pas hésiter à aller taper aux portes des établissements bancaires. On peut passer à côté de certaines bourses parce que l'on ne sait pas qu'elles existent", conseille Juliette.
Pendant un temps, les quatre jeunes filles envisagent même de créer une association, avant d'abandonner l'idée. Cela leur aurait fermé la porte de plusieurs financements, "celui du Crous [NDLR: Centre régional des œuvres universitaires et scolaires] notamment".
Elles parviennent finalement à obtenir cinq des six bourses qu'elles avaient demandé (celles du Conseil général des Yvelines ou du Crédit Mutuel notamment). Un peu plus de 6400 euros qui leur permettent de financer les deux tiers de leur projet.
Gérer en même temps leurs études et la préparation de leur voyage n'a pas été toujours facile. Les quatre jeunes femmes souhaitent pourtant rappeler que "l'important est de ne jamais baisser les bras. Le projet en vaut tellement la peine."
Les carnets de route de ces quatre blogueuses, sont à suivre tous les lundis en juillet et en août sur Youphil.com.





