Libération d'animaux, blocus, atteintes à la propriété privée... Aux Etats-Unis, les militants de la cause animale ou environnementale qui commettent des actes qualifiés d'"écoterroristes" écopent parfois de peines plus lourdes que des meurtriers. En Europe, le recours croissant à la notion d'"écoterrorisme", notamment à l'occasion de procès, fait craindre des dérives.
En 2011, une dizaine d'activistes espagnols ayant libéré des visons d'un élevage et taxés par le juge d'"écoterroristes", ont ainsi été retenus arbitrairement en détention. Mises sur écoutes, infiltrations, perquisitions... En Autriche, de gros moyens ont été mis en oeuvre pour arrêter les auteurs de dégâts causés dans des magasins de fourure. Après trois ans d'enquête, la juge en charge du dossier a finalement conclu à la non conformité des procédures policières et à l’absence de preuves avérées quant au soutien à une organisation criminelle.





