A Dala, les habitants ne boivent plus l'eau sale du marécage

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Deuxième épisode de notre série d'été sur les “Voyageurs de l'eau”.

Mettre en place des systèmes innovants pour faciliter l'accès à l'eau... et après? Pour les ONG qui oeuvrent dans les pays en développement, l'enjeu est d'assurer la pérennité de leur projet, au-delà de leur présence dans le pays.

Voilà pourquoi nos deux Voyageurs de l'eau ont scruté avec attention cette initiative mise en place près de Rangoun, la capitale birmane. L'ONG française Aide Médicale Internationale a en effet imaginé un système très simple de collecte d'eau en milieu urbain avec les communautés locales.

Des trous sont creusés dans le sol, la terre récupérée sert à construire des digues pour empêcher les incursions des animaux et les inondations. Des pompes et des latrines ont également été mises en place pour éviter que les habitants ne prélèvent l'eau directement dans les bassins.

L'ONG a imaginé d'autres solutions, comme la récupération de l'eau de pluie grâce à de grosses gouttières installées sur des toits en pente. Mais sa plus grande réussite est sans conteste d'avoir pensé un système simple, accepté par la population.

“Il y a des comités de quartier, chacun a la responsabilité du bassin, explique Gwenael Prié, coauteur de l'ouvrage Voyageurs de l'eau. L'ONG ne va pas rester – c'est normal – éternellement dans le pays. Le but à terme est que les habitants puissent développer eux-mêmes ce système.”

> Prochain épisode: 1001 Fontaines au Cambodge.

> Voir l'épisode précédent:

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