Les dessous du sommet de Copenhague

Ce que fait un délégué de la conférence des Nations-Unies pour le climat.

La Conférence des Nations unies sur le climat s'est ouverte il y a dix jours à Copenhague au Danemark. Elle s'étalera jusqu'au 18 décembre. Malgré tout le battage médiatique, la plupart des observateurs sont persuadés que ce sommet ne débouchera pas sur un accord juridiquement contraignant.

Que font au juste les délégués durant une semaine et demie s'ils ne fixent pas des objectifs obligatoires de réduction des émissions de CO2?

Eh bien ils parlent, interprètent ce qui est dit, retournent les problèmes dans tous les sens. Puis, ils discutent et rediscutent... Non seulement personne ne s'attend à ce qu'on adopte un projet international de lutte contre le changement climatique, mais de nombreuses délégations ont soumis leurs propositions bien avant le début de la conférence.

Par exemple, cela fait deux ans que l'Union européenne a annoncé sa position en matière de réduction des émissions de gaz polluants. En outre, en 2008, elle a voté un accord énergétique interne. Pourtant, les délégués et les experts tenteront de préparer le terrain pour la conclusion d'un nouvel accord de remplacement au protocole de Kyoto, qui expire en 2012. Actuellement, ils étudient une version préliminaire de 200 pages, qui comporte encore de nombreuses parties mises entre parenthèses: elles correspondent à des questions en suspens. Au cours de la première semaine, tous les délégués commenteront le texte et formuleront des suggestions. Ensuite, des représentants d'un "noyau dur" (Etats-Unis, Chine, Union européenne) se réuniront pour tenter de dégager des accords.

Quand une proposition majeure est faite, qu'il s'agisse d'une proposition générale ou s'appliquant à des problèmes plus précis, comme la déforestation, les économistes et les stratèges des autres délégations et ONG "traitent les donnés et les chiffres" pour trouver une solution adaptée.

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