Claude Lévi-Strauss, "un des précurseurs de l’écologie"

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L’anthropologue est décédé dans la nuit de samedi à dimanche. Son travail avait contribué à la reconnaissance des peuples isolés.

Il allait fêter ses 101 ans. En novembre dernier, les hommages avaient été unanimes pour son centième anniversaire. Car Claude Lévi-Strauss a exercé une influence décisive sur les sciences humaines dans la deuxième moitié du 20e siècle.

Il a également fait avancer la cause des peuples indigènes. "Il a aidé à redécouvrir l’humanisme, à déconstruire la notion d’ethnocentrisme, cette illusion - bien pire que le racisme - selon laquelle des peuples seraient supérieurs à d’autres, analyse l'anthropologue Abdu Gnaba. Indirectement, quand on plaide pour la reconnaissance des peuples minoritaires, on rend chaque offense à ces peuples moins discrète. C’était plus difficile d’aller détruire un village s’il avait écrit dessus."

Dans cette interview réalisée en 1971, Claude Lévi-Strauss décrit son métier d'ethnologue.

Philosophe de formation, Claude Lévi-Strauss se rend au Brésil au début de sa carrière. La découverte du terrain en Amazonie et l’observation de peuples aux modes de vie jusque là peu connus lui permettent, peu à peu, de réfléchir à un nouveau métier: celui d’anthropologue, ce chercheur qui étudie les hommes dans leur milieu naturel.

Il connaît le succès auprès du grand public en 1955, avec son livre Tristes Tropiques, un ouvrage à la fois ethnologique et autobiographique où il raconte son voyage au Brésil (voir la vidéo ci-dessous), et montre comment les "chasseurs -cueilleurs" vivent en équilibre avec la nature.

"Il a souligné l’importance de l’harmonie entre l’homme et la nature, commente Abdu Gnaba. Il a montré qu'il fallait respecter toutes les cultures, protéger l'environnement. C’est l'un des précurseurs de l’écologie."

Claude Lévi-Strauss a ainsi lancé la mode des études sur le terrain, suscitant, parmi les chercheurs, l’intérêt pour les peuples isolés.
Nommé professeur au collègue de France en 1959, il est élu à l’Académie Française en 1969. Claude Lévi-Strauss a été enterré "à Lignerolles, dans le Morvan, où il possédait une propriété", a précisé le Pr Descola, son successeur au laboratoire d'anthropologie sociale du Collège de France.

< Lire la présentation de Claude Lévi-Strauss sur le site de l'Académie Française.

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Comments

On est heureux de voir son

On est heureux de voir son ami dans le droit, même à ses propres disadvangatge, et l'abandon d'erreur est un petit prix à payer pour la communion lamps de ceux qu'on aime. . . . [F] riendship tue l'élan triomphaliste, réveillant le désir que l'ami doit, de concert avec soi-même, wall lamps connaître et aimer la vérité.

Merci, Monsieur Lévi-Strauss !

Vu ce matin sur le portail suisse Pnyx.com, un hommage surprenant au grand homme : sous la forme d'un sondage !

Merci, Monsieur Lévi-Strauss ! Si je ne pouvais emporter qu'une seule de vos idées …

« On ne peut rien comprendre ou juger que grâce à la mémoire »,

« Je hais les voyages et les explorateurs »,

« L'homme est un être vivant »,

« Pas plus que l’ordre du monde, l’ordre social ne se plie aux exigences de la pensée »

« Seule la musique permet l'union du sensible à l'intelligence »,

« Il ne peut exister un hiatus complet entre la pensée et la vie »,

« L’humanité … /… s’apprête à produire la civilisation en masse, comme la betterave ».

Pour voir le détail, aller à : http://www.pnyx.com/fr_fr/sondage/403 , avec, pour chacune de ces "idées", un extrait des citations dans leur contexte, permettant d'embrasser la portée de ces réflexions.