Un autre procès de l'Arche de Zoé ou la mort de deux otages

Une Canadienne et une Française, membre de l'Aide médicale internationale, ont été enlevées au Darfour. Les ravisseurs réclament un nouveau procès des membres de l'Arche de Zoé.

Les deux humanitaires enlevés au Darfour le 4 avril sont en bonne santé. L'AFP a pu s'entretenir avec l'une d'entre elle. «On nous traite bien. On ne sait pas où on est» a indiqué au téléphone l'otage canadienne, Stéphanie Jodoin, membre de l'ONG française Aide médicale internationale (AMI), détenue avec la française Claire Dubois.

Elles ont toutes deux été enlevées à Ed el-Fursan, dans la province du Darfour-sud, à l'ouest du Soudan, par un groupe armé jusque là inconnu. Les Aigles de la libération de l'Afrique, sont «un nouveau groupe» a précisé un ravisseur par téléphone le 12 avril.

Les ONGs françaises sont les cibles privilégiées de ces ravisseurs qui font ressurgir l'affaire de l'Arche de Zoé : « Nous voulons lancer le message au gouvernement français de juger les gens qui ont kidnappé les enfants de l'est du Tchad», a poursuivi le membre du groupe. «Si le gouvernement français n'est pas sérieux dans les négociations avec nous et n'accède pas à notre requête, nous tuerons les deux travailleurs humanitaires», a t-il annoncé à Reuters. Les  Aigles de la Libération de l'Afrique ont également menacé de s'en prendre aux intérêts français au Tchad, au Soudan mais aussi en République centrafricaine.

Après avoir été condamnés à huit ans de travaux forcés par les autorités tchadiennes pour l'enlèvement de 103 enfants présentés comme orphelins du Darfour, les six membres de l'Arche de Zoé avaient été transférés à Paris et graciés par le président tchadien, Idriss Déby.

Eric Breteau, le président de l'Arche de Zoé s'est dit prêt à un nouveau procès si cela peut permettre de sauver des vies : « Après toutes les infamies que nous avons subies au Tchad et en France, on n'est plus à ça près